Siguiri : campagne d’information et de sensibilisation sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO
Une mission du ministère guinéen du Plan et de la Coopération Internationale (MPCI), en collaboration avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a conféré au début de cette semaine avec les acteurs relavant des Chambres d’Agriculture, du Commerce, des orpailleurs et des représentants des services des Douanes, de l’Agriculture et des Mines de Siguiri.
Conduite par la cheffe de Division CEDEAO de la Direction Générale de l’Intégration Africaine, Oumou Bah, la mission a eu pour objectif, d’informer et de sensibiliser ces acteurs sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO.
Ainsi, la campagne d’information et de sensibilisation s’est déroulée dans la Commune Urbaine (CU) de Siguiri et à Kourémalé (frontière Guinéo-malienne) pour les besoins d’une large diffusion et compréhension. Ce, en tenant compte de la position géostratégique de la préfecture de Siguiri et de l’intensité des activités commerciales qu’on y développe au quotidien.
Dans son adresse, la cheffe de Division CEDEAO de la Direction Générale de l’Intégration Africaine, Oumou Bah a campé les étapes de l’ambitieux programme d’intégration des économies des pays membres de la CEDEAO, avec à la clé la création d’un marché commun.
«L’instrument créé à cet effet est le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO et celle qui vise la mise en place effective de la zone de libre-échange, dont le mécanisme assure la circulation des marchandises par le paiement des droits de douanes et de taxes d’essais équivalent à l’importation dans l’espace CEDEAO», a expliqué Oumou Bah.
Pour bénéficier de ces avantages cités entre autres, les produits à commercialiser doivent être originaires de la CEDEAO, a-t-elle précisé. Avant d’élucider les bases légales et les conditions d’obtention de l’agrément et les critères d’éligibilité des entreprises et des produits. Il en est de même pour les avantages liés à l’importation dans un pays membre des produits bruts, l’or brut y compris, et ceux issus de l’artisanat.
De son côté, le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Keita s’est réjoui des présentes dispositions, de la présence effective des acteurs invités, et de l’élargissement de cette campagne de sensibilisation aux districts frontaliers de Kourémalé, où cohabitent les services de sécurité de la Guinée et du Mali.
Le préfet a, par ailleurs, invité les participants à faire preuve de disponibilité, en vue d’une meilleure lecture des textes juridiques lus et commentés à leur intention.
AGP