Suspension de la manifestation de l’opposition : Les citoyens réagissent
Suite à la suspension de la marche pacifique de l’opposition, nombreux sont les citoyens de tout bord rencontré dans la capitale Conakry qui se sont exprimés sur le sujet. Au micro de notre rédaction, les avis restent partagés.
Pour un premier temps, c’est le gouvernement qui a été le premier a exprimé par la voix de son porte parole Albert Damantang Camara, saluant la décision de l’opposition. Il a de nouveau tendu la main à l’opposition pour un dialogue franc et sincère, souhaitant aussi que pour ces négociations de sortie de crise dans le pays, que l’opposition ne pose pas de préalables qui rendraient les discussions difficiles.
Aboubacar Mansaré, banquier déclare : « L’opposition et le pouvoir doivent maintenant à nouveau s’asseoir sur une même table de dialogue, de négociation pour enfin trouver une solution à ce problème. Prenons l’exemple des autres pays qui étaient même en guerre et qui ont réussi à organiser des élections sans aucun problème. Alors pourquoi pas nous ? Et ensemble on doit se calmer savoir que nous sommes tous des Guinéens ».
Fatoumata Ciré Diallo que nous avons rencontré dans son restaurant a déploré l’impact de ces manifestations sur son économie. « Franchement, j’ai beaucoup souffert ces deux jours. Nous nous vivons du quotidien. Donc, s’il n’y a pas de tranquillité on ne peut pas vivre. Nous reconnaissons que marcher est un droit pour l’opposition mais elle aussi doit tenir compte de la situation sociopolitique actuelle, même s’il faut ajouter la situation sanitaire pour essayer d’accepter le gouvernement à ce qu’ils revient à table pour discuter des problèmes qui prévalent entre eux et le gouvernement ».
François Koulémou en service au ministère de l’éducation dira : « l’opposition n’a qu’à faire beaucoup attention. Ils n’ont qu’à essayer de faire une table ronde avec le gouvernement pour éviter les problèmes ».
Moussa Kourouma : « Cette marche non autorisée n’est pas bonne pour le pays parce que ces moments riment toujours avec de la violence. Il faut manifester mais sans casser ou brûler. D’ailleurs il faut qu’ils se comprennent entre eux. Il faut qu’un d’entre eux pardonne en pensant à la souffrance, à l’avenir de sa population »
Balla Yombouno, guinee24.com