VBG: 80 OPJ et magistrats renforcent leurs capacités à Conakry

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Quatre-vingt (80) cadres des structures concernées suivent depuis hier, à Conakry, un atelier de formation des Officiers de Police Judiciaire (OPG) et des magistrats sur la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), sous l’égide du ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (ASPFE), Mme Sanaba Kaba.




Cet atelier de formation consiste à contribuer à la qualification des décisions de Justice par la formation des OPJ et des magistrats de la Région de Conakry, sur l’interprétation des rapports médico-légaux.


Le but recherché est de protéger davantage les Droits des femmes et filles victimes des VBG, et de lutter ainsi contre l’impunité des auteurs, d’où la nécessité de permettre aux professionnels de la Justice de bâtir leur procédure sur un système de preuves scientifiques infaillibles des cas de VBG.


Dans son allocution, le président du comité scientifique de l’atelier, Pr Hassan Bah a remercié le représentant résidant du Haut Commissariat des Droits de l’Homme, Louis Mari Bouaka pour, dit-il, son engagement dès qu’il a été saisi pour la formation des OPJ et des magistrats sur la connaissance et l’interprétation des rapports de la médecine légale.


Selon Pr Bah, «il y a la violence dans notre pays, cette violence s’exerce beaucoup sur la femme, elle s’exerce aussi dans le milieu conjugal, elle s’exerce en milieu de travail, et le plus grave la violence sur les filles mineures. Pour la manifestation de la vérité, il est important d’harmoniser les points de vue pour une bonne interprétation des conclusions médico-légales, permettant, à coup sûr, de donner une meilleure qualification, afin de choisir la juridiction compétente pour punir les auteurs, évitant donc de punir un innocent ou de disculper un véritable auteur de violence sexuelle ou toute autre infraction pénale».


Pour la ministre de l’ASPFE, Sanaba Kaba, «respecter le Droit de l’Homme, c’est respecter le Droit de la femme et contribuer à l’épanouissement de l’humanité. Il n’y a pas de paix sans respect de la femme. La femme, pour nous, est la pièce maitresse de la paix et de l’unité. Donc bafouer ses droits, c’est mettre l’humanité en difficulté».


Parlant des acteurs concernés, ce que nous attendons de vous c’est de mieux interpréter le contenu des certificats délivrés, orienter les plaignants dans les Centres de prise en charge qui sont gratuits, en plus de la prise en charge psychosociale et le traitement sur toute l’étendue du territoire national et l’accompagnement des victimes, a conclu la ministre.


AGP

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