Certains intellectuels guinéens sur le grill

"Même si l’on est pas beau que l’on soit honnête". Cette célèbre phrase de Mao Tse Toung tiré de son livre vert, s’applique bien à l’écrit paru sur le site internet "aminata.com" le 28 février dernier, intitulé, la légende funeste de Sékou Touré.

Cet assemblage ressemble beaucoup plus à un ramassis de fausses informations tirées des livres écrits par des historiens d’un autre âge, qui ont transformé à leur guise l’histoire, qu’à une analyse susceptible de contribuer à la consolidation de la paix, au renforcement de l’unité nationale et au développement économique et social de la Guinée.

Ce qui est surtout inquiétant avec ce fameux scribe, c’est non seulement son acharnement contre les leaders malinkés, mais aussi son ethnocentrisme caractérisé que tout bon intellectuel honnête et digne de ce nom éviterait en ce moment d’entame de changement et d’espoir dans notre pays où, tous les Guinéens aspirent désormais à la paix et au bonheur après les événements douloureux de janvier et février 2007.

Autant dire que cet article, pardon ce ramassis, ne ressemble qu’à son seul auteur.

En lisant ce collecteur de mensonges, qui accuse l’ancien président Ahmed Sékou Touré de tous les maux, on a l’impression qu’il parle d’un autre leader d’une autre Guinée.

Comment peut-il affirmer que Sékou Touré n’aimait pas sa patrie ?

Père de l’indépendance, l’un des premiers syndicalistes africains, grand patriote, timonier de la révolution guinéenne, Ahmed Sékou Touré reste et restera toujours pour les Africains en général et les Guinéens en particulier un modèle dans le patriotisme et le nationalisme.

Se rappelle-t-il la première déclaration du Comité Militaire de Redressement National (C.M.R.N.) au lendemain de la prise du pouvoir par les militaires ? Quand son porte parole déclarait sur les ondes nationales et internationales ceci : "Peuple de Guinée ! Tu viens de conduire à sa dernière demeure l’un de tes fils les plus prestigieux, auquel l’Afrique et le monde ont tenu à rendre un hommage mérité. L’œuvre immortelle de Ahmed Sékou Touré, aura été de conduire notre pays à l’indépendance et de faire rayonner sur le plan national et international tes nobles idéaux et tes aspirations…".

Ce grand homme ne mérite-t-il pas dans ce cas d’être immortalisé ? Ses admirateurs n’ont-ils pas le droit de créer des clubs en son nom ? Soyons sérieux.

Le premier régime, comme tout régime africain, au lendemain des indépendances, avait une seule ambition : la création d’une nation. Dans ce processus de création et de consolidation de la nation, ceux qui ont essayé de trahir leur patrie ont payé le prix.

Combien de fois le groupe de Kaman Diaby et de Fodeba Keita ont attenté à la vie de Sékou Touré ? Combien de fois le groupe de Telly Diallo et d’Alpha Oumar Barry a essayé d’éliminer le père de la nation ? Que dire du complot petit Touré ?

Qu’à cela ne tienne, on ne peut applaudir la mort d’un être humain quelle que soit la raison. D’ailleurs, nous ne cesserons jamais de prier pour le repos de leurs âmes et compatir à la souffrance de leurs proches.

Au lendemain de la disparition du Président Ahmed Sékou Touré, on criait sur toutes les ondes qu’il aurait des millions en banque par-ci et des châteaux par-là. Aujourd’hui, où sont ces millions et ces Châteaux ?

Voici le seul président de notre époque qui n’avait pas de compte bancaire et qui n’avait pas de villa à l’extérieur de la Guinée. Il a offert à la Guinée tous ses biens valeureux.

En guise d’illustration on peut citer, entre autres, l’actuelle chancellerie de la Guinée à Rabat et les millions de dollars qui ont été versés dans les caisses de l’Etat que l’ancien président irakien Sadam Hussein lui a offerts lors de ses tentatives de reconcilliation entre l’Irak et l’Iran dans les années 70.

Les ressources minières que le président Conté et son clan étaient entrain de dilapider de1984 à 2007, n’étaient-elles pas la chasse gardée du président défunt pendant 26 ans pour les générations futures?

Durant ses 54 années de témoignage, l’auteur de l’écrit incriminé, n’a pourtant jamais publié un seul article dans lequel il vente les merites de Sékou Touré.

Aussi, notre confrère n’a écrit aucun article sur Siradiou Diallo qui, pourtant, était dans le bateau de guerre des Portugais lors de l’agression du 22 novembre 1970. Il n’a jamais non plus écrit sur le spectaculaire détournement des deniers publics de Cellou Dallein Diallo lors de son passage dans les différents départements ministériels, la primature y compris. Pourtant la richesse de Dallein dépasse aujourd’hui les frontières guinéennes. Plus d’une trentaine de villas, des comptes bancaires à l’étranger et plusieurs entreprises au Sénégal. Enfin, il n’a jamais informé les jeunes de l’après indépendance du détournement de l’argent du contribuable guinéen par Bah Mamadou avant son exil.

Le correspondant du site « aminata.com », résident à Conakry, ne publie, lui, que des dépêches hostiles au Premier Ministre Lansana Kouyaté. Même s’il faut pour cela, inventer n’importe quoi. Comme pour ironiser, il s’est permis d’écrire, en citant selon lui, un de ses confrères, Lansana "Fouyanté" au lieu de Kouyaté.

Un autre correspondant, toujours de "aminata.com" souhaiterait purement et simplement un autre 4 juillet en Guinée, c’est à dire, l’élimination des leaders et officiers militaires malinkés comme en 1985.

Logiquement, que reproche-t-on a` ce gouvernement Kouyaté qui ne fait que suivre la feuille de route qui a été élaborée par toutes les forces vives de la nation ?

Certes, beaucoup reste à faire, mais force est de reconnaitre que le bilan de ce gouvernement de consensus est satisfaisant à tous les niveaux.

Sur le plan économique par exemple, tous les indicateurs sont au vert : la restauration de la stabilité macroéconomique, la réduction de l’inflation de 40 à 12%, l’élimination du déficit budgétaire et la desserte en partie des services sociaux de base.

Aussi, la confiance a été rétablie entre le gouvernement et les institutions de Bretton Woods. En plus de l’annulation d’une partie de la dette guinéenne, il y a eu la signature de l’accord formel avec le Fonds Monétaire International.

Conséquence : le renflouement de la banque centrale en devises et les investisseurs étrangers se bousculent devant les portillons des départements ministériels pour l’acquisition des contrats.

Alors, encore une fois soyons sérieux et patriotes. Evitons de réveiller les feuilles d’automne qui risquent de faire des bruits et beaucoup de bruits d’ailleurs. La Guinée n’a plus besoin de ça. Tout comme, elle n’a plus besoin d’intellectuels qui cultivent l’ethnocentrisme ou qui soufflent sur des braises pour mettre notre chère patrie à feu et à sang.

Au lieu de continuer à ressasser le passé, pourquoi ne pas s’attaquer aux graves problèmes de l’heure qui mettent en cause le changement pour lequel certains de nos frères et sœurs ont payé de leur vie ?

Au lieu de critiquer un leader parce qu’il n’est pas de son ethnie, il vaut mieux focaliser les critiques sur ce qu’il fait de positifs ou négatifs. Tous les écrits qui dénigrent les responsables malinkés viennent toujours des mêmes individus. Heureusement qu’ils ne parlent pas au nom de leur ethnie mais en leurs propres noms.

Il suffit qu’un malinké soit nommé à un poste de responsabilité pour qu’ils commencent a`verser leur venin sur lui, en l’accusant de tous les maux, comme si c’était lui désormais la cause de tous les malheurs de la Guinée.

On se rappelle encore la question subjective du successeur de Siradiou Diallo, Ousmane Bah, lors du passage, l’année dernière, du Premier Ministre a`l’hemicycle guinéen : « combien de malinkés avez-vous nommé comme préfets ou gouverneurs? » disait-il. Cette question en dit long sur la mentalité de certains intellectuels guinéens qui pensent que les nominations à des postes de responsabilité doivent être faites non pas en fonction des aptitudes intellectuelles, mais au prorata du nombre d’ethnies que compose la Guinée.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, si tous les cadres compétents et honnêtes n’étaient que des peulhs, cela ne dérangerait pas un patriote, qu’ils soient nommés à des postes de responsabilité selon leur compétence. Pourvu que le travail qui leur sera demandé soit bien fait.

Mais, ce qui est évident et surtout regrettable, si un cadre de l’ethnie de ces grands bavards et détracteurs était nommé au poste qu’occupe Lansana Kouyaté aujourd’hui, ils allaient, soit, rabattre le caquet, soit faire l’apologie de ce gouvernement. Jamais, ils n’auraient écrit de mensonges pour le discréditer.

Les intellectuels doivent comprendre que l’avenir de notre pays ne dépend que d’eux. Ils doivent, par conséquent, faire attention à ce qu’ils écrivent. Les hommes d’opinion et les journalistes doivent contribuer au renforcement de l’unité nationale.

Utiliser nos différences pour nous unir et nous développer au lieu de nous diviser.

Refuser d’encourager l’ethnocentrisme et d’essayer de faire des critiques constructives et objectives allant dans le sens de l’édification d’une Guinée nouvelle, unie, prospère et démocratique. Voilà en fait leur devoir.

Bangaly Condé "Malbanga"

Condebs09@yahoo.com

Guinée: Lansana Kouyaté, le prodige face aux démons de la République

Choisi par les forces vives incarnées par l’Inter-Centrale syndicale CNTG, USTG, ONSLG et l’UDTG au sortir des violentes contestations sociales dues à la mal gouvernance qui avait atteint les limites du tolérable opéré par le régime du général Lansana Conté et nommé par ce dernier sur une liste proposée de quatre personnalités, Lansana Kouyaté, après dix mois d’exercice et un bilan plus que satisfaisant, indéniablement fait peur, dérange et bouleverse le microcosme politique guinéen.

Paradoxalement, ses plus farouches détracteurs se retrouvent dans le camp de ceux qui se disent opposants à Lansana Conté et clament à tout va, le changement de régime depuis l’instauration du multipartisme dans les années 90. Ce particularisme de certains opposants guinéens est à même de décontenancer les diplomates en poste à Conakry. Ils en viennent à perdre leur latin pour qualifier cette dichotomie propre aux Guinéens qui traînent la réputation de ne pas savoir ce qu’ils veulent en réalité.

En effet depuis 1993 lors des premières échéances électorales, l’opposition n’a eu cesse de réclamer une commission électorale indépendante qui garantirait les élections transparentes et crédibles et a toujours taxé le PUP, le parti présidentiel d’avoir tronqué les résultats de toutes les élections y compris présidentielles, sans compter la mauvaise gestion du général Conté à travers ses Ministres et cadres de l’Administration étatique. Cette opposition a obtenu, grâce au syndicat une Commission non nommée par Conté et le PUP. Lansana Kouyaté a viré tous les Ministres d’obédience partisane pour ne choisir que, exception faite d’Issa Condé, présenté au public récemment au Palais du Peuple lors de la Commémoration de l’anniversaire de l’investiture du Président de la République pour son septennat en cours comme étant le plus ardent supporter du Président et du PUP dans l’équipe Kouyaté, des Guinéens compétents et apolitiques prêts à relever le défi de la pauvreté. Sans plus. La menace de grève brandit par l’Inter-Centrale le 04 Janvier 2008 pour que les engagements soient scrupuleusement respectés par le Chef de l’Etat, co-signataire des accords et de la feuille de route qui ont permis la suspension de la grève des mois de Janvier-Février 2007, a révélé au grand jour la farouche résistance au changement de certains opposants guinéens qui ont été surpris en intelligence avec le camp du statu quo incarné par les faucons du cercle présidentiel.

La plaidoirie solitaire de l’Avocat du Diable Me Boubacar Sow, Bâtonnier de l’ordre et répudié par ses pairs depuis lors en dit long sur l’ampleur du complot contre le changement. Le Temps du Changement qui servait de jingle sur le petit écran de la RTG a disparu à jamais. L’opinion abusée et désabusée a fini par se faire une idée précise de ceux qui, une décennie durant, lui ont fait croire au Père Noël en composant dans son dos avec le diable qu’il a de tout temps pourfendu. Le flagrant délit opéré par l’UFR de Sidya Touré, l’UPG de Jean Marie Doré et de l’UFDG de l’ancien Premier Ministre Cellou Dalein Diallo prouve à suffisance ce crime de lèse-majesté. Ces partis d’opposition ont fustigé à la stupéfaction générale l’avis de grève de l’Inter-Centrale, au point de prendre le risque de faire éclater la cohésion au sein de leurs partis respectifs où, certains cadres ont eu à demander à leurs leaders sur le bien fondé de la fronde anti- Kouyaté et ont posé des questions sur le véritable adversaire qui n’est certainement pas le Premier Ministre. C’est ainsi qu’Ousmane Kaba, n° 2 de l’UFR a menacé de quitter, à l’instar de Rougui Barry RBB, le navire républicain si Sidya ne révisait pas sa stratégie politique où, il a de plus en plus du mal, malgré son doctorat, à définir les contours. Sidya Touré est en perte de vitesse. Avant l’avènement de Kouyaté il a été longtemps perçu par une partie de l’opinion comme étant un rempart à la bonne gouvernance. Il a acquis cette notoriété par son passage aux affaires en qualité de Premier Ministre venu d’ailleurs et forcement considéré comme un borgne au pays des aveugles. Il est en passe de perdre son unique capital crédit d’électrification éphémère de la capitale au profit du Chef du Gouvernement, devant des comportements contradictoires qu’il pose, faisant de lui aujourd’hui une cinquième colonne dans les rangs de l’opposition.

Quant à Cellou Dalein Diallo, c’est le malin politique. Son refuge dans l’opposition et dans une formation communautaire n’est autre qu’un abri pour échapper à d’éventuelles poursuites. Etre dans l’opposition assure, selon ses calculs, une certaine protection à la fin d’un régime qui ne repose désormais sur rien. Un faux calcul, nul n’étant dupe en Guinée sur la gravité de la responsabilité du crime économique commis par le leader de l’UFDG.

Parlant de Jean Marie Doré, cet opposant atypique est le dernier des trois. Fauché au point de ne point trouver de quoi se raser, vêtu des costumes et des cravates des années 40, démarcheur ambulant des allées du pouvoir (Présidence, Ministères, grandes directions nationales, haute administration) à la recherche de subsides pour arrondir les angles de sa misère noire, il est celui qui est sans idéal politique. Du haut de ses 70 piges, il est celui qui porte sur sa conscience la liquidation de plus de la moitié de l’élite guinéenne périe au Camp Boiro dans les années 70, par le fait de sa balance à Monrovia deux semaines avant le débarquement raté. Malheurs à ceux qui osent s’asseoir à la même table que ce croque-mort qui prétend diriger la Guinée, alors qu’il est incapable de garder, ne serait-ce qu’une femme sous son toit. Célibataire endurci, sa dernière compagne vient de lui claquer la porte au nez pour incapacité à assurer la popote journalière. Sa farouche haine contre le changement est motivé :

le refus systématique de Kouyaté de le recevoir en tête-à-tête et de l’alimenter comme l’ont fait les précédents Ministres.

 

Tel est en partie le constat de la peur Kouyaté manifestée par ces acteurs politiques qui ont chacun sa raison de d’en vouloir à Lansana Kouyaté. Le fait remarquable de cette chienlit politique est la modération du PUP à l’égard du gouvernement Kouyaté. Ce parti est celui qui devait incarner la résistance pour avoir été traîné dans la boue, au point de voir évincer tous ses cadres (Préfets et Gouverneurs de toutes les régions), afin de garantir les accords de février 2007. Maturité politique ou stratégie politique, l’avenir nous édifiera.

Qu’à cela ne tienne, le peuple de Guinée n’est pas dupe et c’est pourquoi il tient à son changement comme les prunelles de ses yeux. En dépit de la résistance au changement entretenu par la nébuleuse de la présidence aidée par certains opposants- collabos et de certaines presses appartenant à d’anciens apparatchiks, le changement est irréversible. L’opinion publique a fini par se rendre à l’évidence de la volonté de Lansana Kouyaté et de son Gouvernement, malgré le chemin piégé, de lui rendre enfin heureux contrairement aux marchands d’illusions qui gravitent autour du Président de la République.

Quoi qu’il en soit, pour le Guinéen, l’espoir est permis. Kouyaté Lansana a fait ses preuves. Dix mois de fonction sans restructuration de l’Administration et de son Cabinet équivaut au retour de la Guinée dans le concert des nations modernes, le retour des bailleurs de fonds est acquis, la réduction de la dette extérieure contractée sur le dos des guinéens pour financer les fastes et l’enrichissement d’une catégorie de guinéens au détriment de la majorité, les contrats miniers sont scellés et procureront des milliers d’emplois, la pénurie d’eau est devenue un lointain souvenir bref, la Guinée vit exclusivement du carnet d’adresses de Lansana Kouyaté, malgré que certains veuillent diviser le gouvernement en attribuant le succès économique à un Ministre de son choix comme l’a, du reste rappelé à l’intention des incrédules, le Chef de l’Etat lui même le 31 décembre dernier.

Récemment, la rumeur publique lui a prêté à tort ou à raison des ambitions de Premier ministrable. Fort heureusement que le Ministre en question ne fait pas la grosse tête et a conscience du lobbying de Lansana Kouyaté. Lui qui est notoirement inconnu du monde de la finance internationale et du lobby des investisseurs crédibles a tôt fait le 31 décembre, lors de la présentation des vœux du gouvernement de reconnaître le leadership de son Chef dans la conduite des affaires de l’Etat. Qui dit mieux ! Ses Ministres ne tarissent pas d’éloges à son endroit et éprouvent du plaisir de travailler avec lui. Ils disent de lui qu’il lui suffit de décrocher son téléphone pour obtenir n’importe quel rendez-vous auprès des décideurs politiques et ou financiers de la planète lors de leurs différentes missions à l’étranger. Cela est à l’honneur de la Guinée, que certains, par jalousie, voudraient noircir coûte que coûte et à n’importe quel prix. Même au Prix d’une guerre civile.

Après avoir lamentablement échoué dans l’éviction du dérangeant Chef du gouvernement, les stratèges politiques tentent la manœuvre de la division du Gouvernement en démarchant certains Ministres, leur faisant miroiter le poste de Kouyaté. Ce stratagème digne d’un amateurisme propre à certains cadres guinéens a tout l’air d’amuser les membres du gouvernement qui se retrouvent souvent pour ironiser sur les auteurs de cette farce. Pourquoi n’ont-ils pas été nommés avant Kouyaté, se demandent t-ils souvent. Les méchants peuvent distribuer des médailles à certains Ministres, si cela les chante. Mais, le gouvernement est supervisé par le Maestro Lansana Kouyaté comme dans un orchestre philharmonique où, tout le monde du violoncelliste au flûtiste obéisse aux notes du Chef d’Orchestre. Il ne saurait y avoir de fausse note ou de note en solo. Bien évidemment la bonne organisation du pèlerinage est confiée à Nabaniou, la desserte de l’électricité à Komata Gomou, la bonne qualité de l’enseignement à Souaré, les transports à Bob Sow, les vaccins contre le Choléra à Mme Sangaré, l’Agriculture à Dr Mahmoud Camara… le tout, sous la clairvoyance du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de mission.

La peur des élections qui pointent à l’horizon, la perte des privilèges de certains caciques qui vivaient des mamelles de l’Etat dont ils ont été sevrés pour le grand bien des guinéens, sont les véritables causes de la fronde contre le Premier Ministre, Lansana Kouyaté. Jean Marie Doré, Sidya Touré et Cellou Dalein et leurs complices qui peinent à déboulonner le régime, réclament la formation d’un gouvernement d’union nationale comme si la Guinée était désunie et a besoin de cela pour renouer avec les bailleurs de fonds. En attendant la mise en place de leur fameux gouvernement, laissons Lansana Kouyaté nous gouverner tout en lui donnant les moyens nécessaires pour sa politique et le respect de la feuille de route. Pourquoi n’attendent-ils pas les élections pour lesquelles et pour la première fois les conditions transparentes sont réunies ? Jean Marie Doré et sa bande devront s’atteler à la préparation de ‘’leur CAN’’ des législatives où ils auront à affronter les Partis d’assise nationale comme le PUP, le RPG et l’UPR, qui seront, à coup sûr les gagnants de la compétition.

Par conséquent, deux questions se posent aux guinéens à l’heure actuelle :

Accepter Kouyaté et le changement avec ses corollaires d’espoir ou le retour des faucons parmi lesquels figure Fodé Bangoura, avec ses cortèges de guéguerres, de complots imaginaires et d’intrigues de toutes sortes auxquelles on est habitué depuis une décennie. A nous, à vous de choisir.

Odia Mady Condé

Observatoire de la Vie Socio-politique de la Guinée

Devrait-on dire "CONDOLEANCES" aux Guinéens? NON.

A mon avis "les condoléances" c'est une manière de démontrer que le deuil est un moindre mal à côté de la sympathie.

Il y a toujours dans la défaite du SYLI NATIONAL quelque chose qui manque, une absence d'harmonie qui la rend plus navrante. Il est toujours contraint de lésiner sur les qualités individuelles de certains joueurs qui sont sensés nous mettre à l'abri de la honte.

Tiraillée entre la défaite de son SYLI qui vient de se voir piétiner à le confondre avec le sol par des éléphants de la Côte d'Ivoire, de la couleur de son veuvage récent et ses envies de procurer à sa population le minimum vital, la Guinée a besoin d'un compromis: Elle n'a qu'à se remarier aux anges. Au moins "les anges révoltés volent en rangs".

Cela a tellement et longtemps fait mal aux guinéens de voir leur équipe partir des grands rendez-vous internationaux, de manière bête et par la petite porte, qu'un compatriote qui par simple patriotisme a investi de sa propre poche l'équivalent de beaucoup de millions de GNF s'exprime en ces termes. Maintenant, je m'en fous, j'en fais mon deuil.

Je suis vraiment désolé de le dire mais, si l'on savait que les choses allaient se terminer de la sorte, mieux valait que l'on cédait le passage aux marocains ou même les namibiens qui, je pense, feraient mieux que la Guinée.

Pourquoi, après le HAFIA, le Syli ne veut ou ne peut gratifier les guinéens de l'allégresse? Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse. Nos espoirs des plus heureux succès se sont souvent fondus dans la tristesse.

Chaque fois que nous avons pris l'élan d'accéder au paroxysme de la joie toujours quelques soucis en ces événements troublent la pureté de nos contentements.

Je ne suis pas de ceux qui estiment que les larmes et la tristesse n'appartiennent qu'aux femmes, et que, pour paraître homme de cœur on se doive contraindre à montrer toujours un visage tranquille. Tous les guinéens doivent pleurer cette défaite, car ce n'est pas la défaite mais plutôt la manière de perdre:5 buts à 0.

Déjà il a couru comme un cheval de PMU et le voici enfin devant l'île rêvée (car on a l'impression que pour le Syli National le quart de finale représente la finale d'une CAN). Mais il n'y trouve plus que tristesse et amer désenchantement

Et si Sekou Touré était en vie? Sekou qui a monnayé les 3-0 Assec-Hafia contre 5-0 Hafia-Assec

A.Pablo Bangoura