ALPHA BLONDY: JAH VICTORY, Le nouvel album en magasin le mardi 25 mars 2008: En spectacle au FESTIRAAM

Le reggae est devenu une musique planétaire grâce à Bob Marley. Mais si ce genre désormais universel est devenu la voix des sans voix, le CNN des ghettos de la planète et une des musiques les plus prisées du continent africain, c'est aussi grâce à Alpha Blondy, héraut du reggae en Côte d'Ivoire et héros roots jusqu'en Jamaïque. La Jamaïque où il a été enregistrer depuis ses premiers disques ses hymnes tiers-mondistes qui ont fait danser la planète. Cocody Rock ! en 1984, a en effet bénéficié de la participation du fameux producteur Clive Hunt. « C'est Clive, un Jamaïcain, qui m'a dit de chanter en langue africaine et de créer mon style. Ça a été la naissance du reggae francophone. On a été en studio à Hope Road avec les Wailers », se souvient Alpha. « En deux temps trois mouvements, on a fait Cocody Rock. C'était mixé le lendemain ».

Cette fois, c'est avec l'ex-Wailer Tyrone Downie et les « riddim twins » Sly & Robbie qu'il a conçu son nouvel album Jah Victory, celui qui va le réconcilier avec ses fans les plus exigeants. L'histoire de ce disque inespéré, c'est celle d'une foi. Foi d'Alpha Blondy en sa musique, en sa destinée, en Dieu. Carrément. « À toutes les étapes, Dieu est apparu. On était en studio à Paris pour le mixage et alors que l'enregistrement s'était fait en Jamaïque j'ai eu envie d'ajouter des nouvelles chansons. J'ai dit à Tyrone « si Sly & Robbie étaient là, c'est eux qui feraient la rythmique ». Trente minutes plus tard, quelqu'un passe dans le studio, c'est Tyrone qui l'a reconnu : « Hey Robbie ! What are you doing here? » Il donnait un concert et il venait au studio chercher une basse. Voilà comment Robbie a joué la basse de « Wish You Were Here », plus d'autres chansons encore ».

Pour Jah Victory, tout démarre en Côte d'Ivoire. Puis en France pour les programmations. Ensuite, c'est en Jamaïque que le disque prend forme, au studio Tuff Gong, avec le gang des musiciens de Kingston qu'Alpha appelle «la confrérie jamaïcaine ». Puis les chansons reviennent en France où Tyrone et Alpha enregistrent la kora, les choeurs et les voix. « On a ajouté le côté rumba reggae avec le chanteur Didi Kalombo du Zaïre, et puis tous les apports d'instruments du Maghreb, et l'accordéon ».

Le résultat ? Un album de 19 titres flamboyant, à la fois roots et innovateur, entre émotion et révolte, chanté en Français, en Anglais et en Dioula. Du pur Alpha Blondy. Car qui d'autre que le prophète du one drop aurait pu reprendre la chanson emblématique de Pink Floyd «Wish You Were Here » pour en faire une jam reggae avec de la cornemuse sur le refrain ?

Et que dire de ce titre à la menaçante beauté, « Les salauds », chanson en cinémascope et sans rythmique qui pointe du doigt les « journalistes pyromanes, les politiciens mythomanes, les prêtres corrompus et les imams vendus » sur fond de nappes synthétiques et de guitares en pleurs ? Sans la nommer, Alpha évoque cette guerre civile qui a ravagé la Côte d'Ivoire, paradis africain déchiré par le concept absurde de l'« ivoirité ». Plus dansant, « Bahia » évoque l'amour du Brésil et de sa sensualité à fleur de peau. Un pays où Blondy jouit d'une popularité inattendue. « Je ne savais pas que j'étais aussi connu là-bas. En 1995, on a été invité pour une tournée brésilienne. En arrivant à Bahia, on nous amène au concert. On arrive devant un stade immense, et pour moi le Brésil c'est le football. J'ai demandé au promoteur quelles équipes jouaient, et il m'a dit que c'était pour le concert d'Alpha Blondy. Je pensais que j'allais jouer devant 1000 personnes, et il y en avait 25.000 ! Toujours à l'écoute des nouveaux sons, Alpha garde une oreille sur le rap : avec Bilal, qui pose seize mesures hip hop sur un instru dubbisant, il signe une chanson de dernière minute, « Demain t'appartient », entre reggae et rap avec solo de guitare pour faire bonne mesure. Un autre tube potentiel.

Disciple inconditionnel de Bob et ami personnel de la smala Marley (il a chanté avec Rita et considère Ziggy comme un membre de sa famille), Alpha lui rend un nouvel hommage avec « Sales racistes », adaptation du fameux «Crazy Baldheads ». « J'ai toujours fait ça pour que les gens de chez moi comprennent la teneur des thèmes de Marley, leur puissance. J'avais déjà enregistré « War » et « I Shot The Sheriff », qui est devenu « J'ai tué le commissaire ». Impossible de citer les 19 chansons, qui mériteraient pourtant toutes de l'être : « Ne tirez pas sur l'ambulance » qui évoque le destin de la Côte d'Ivoire, « Mister grande gueule » et ses sonorités africaines, « Le bal des combattus » au parfum de rumba zaïroise à l'ancienne mixé au son roots, «Jésus» et sa mélodie marquée du sceau Blondy « C'est le reggae roots de Bob Marley qui a séduit le monde. Ce reggae-là, sensuel, révolté, c'est le cri du cœur.

Jah Glory en 1982, Jah Victory 25 ans plus tard. Alpha Blondy a de la suite dans les idées, et il ne compte pas s'arrêter. « Je ferai du reggae jusqu'au bout. J'ai toujours envie de créer quelque chose. Pour mes enfants. J'ai enregistré 18 albums, Jah Victory, est mon meilleur ». Et il suffit de l'écouter pour être d'accord avec Alpha.

Simon Fauteux

Directeur des ventes Québec

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27 Février 2007 – 27 Février 2008: L’an 1 de Lansana Kouyaté à la primature

Le 27 Février 2007, suite à la grève générale et illimitée lancée par l’Inter-Centrale syndicale et aux manifestations populaires de 45 jours qui ont paralysé le pays, contraignant le général Conté à se débarrasser de Eugène Camara nommé Premier Ministre le 9 Février, proposé par les forces vives de la Nation sur une liste de cinq cadres guinéens jugés intègres, patriotes et jamais associés à la corruption, c’est Lansana Kouyaté qui est choisi pour diriger le gouvernement de mission pour une durée de trois (3) ans.

Minée par une crise socio-économique sans précédent, résultat de la mal gouvernance politique, la grève générale illimitée lancée par les syndicats guinéens qui ont trouvé un échos favorable dans l’opinion publique réduite depuis des années à la misère, faute d’un pouvoir d’achat englouti par l’hyper-inflation (40%), pour ceux qui en possèdent bien évidemment, la Guinée mobilisée derrière les leaders syndicaux; les partis politiques étant frappés par le péché originel lié à leur désunion et à leur incapacité de rassembler le peuple, a décidé de défier Lansana Conté et son système au pouvoir depuis 24 ans.

"Dis moi qui te gouverne, je te dirai ton destin", dit-on.

Chômage, insécurité, banditisme, inversion dangereuse de la tendance sociale, perversions culturelles, générations sacrifiées…, la gestion catastrophique de la deuxième république continue et continuera d’avoir pour de nombreuses années des conséquences néfastes dans la vie de la nation, si et seulement si des mesures draconiennes ne sont pas prises pour sauver le pays. C’est en ce sens que les accords tripartites obtenus de hautes luttes le 27 Janvier 2007 sont salutaires et devraient, au-delà des intérêts partisans, pour le triomphe et l’avènement de la Guinée de notre rêve, être systématiquement appliqués. Car, ils permettent l’établissement d’une gestion responsable, collégiale, saine et transparente de la chose publique contre celle paternaliste et anarchiste qui a conduit à la déchéance sociale et économique dans laquelle le pays se retrouve.

A défaut d’avoir obtenu le départ de Lansana Conté, les accords tripartites qui sont de véritables palliatifs à la crise de janvier-février 2007 générée par la dérive dictatoriale liée à l’existence d’une constitution monarchiste, donnant des pouvoirs immensément étendus pour ne pas dire divins au général-président, seul maître à bord du bateau guinéen, octroyant le droit de vie et de mort, la volonté de développement, d’initiative… au seul Président, l’Assemblée nationale et les institutions républicaines étant des caisses de résonance, le partage du pouvoir entre le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement confiné dans lesdits accords qui ont permis la suspension de la grève générale illimitée devraient être jalousement préservés par le Comité de veille dans son rapport final. L’intérêt et l’avenir de la Guinée en dépendent.

LANSANA KOUYATE A LA PRIMATURE : UN NOUVEAU DÉPART POUR LA GUINEE

La mobilisation populaire de Janvier-Février 2007 contre le régime guinéen exprime éloquemment l’échec de la politique économique et sociale instaurée par Lansana Conté au lendemain de son arrivée au pouvoir en avril 1984.

Seul aux commandes d’un pays qui n’a véritablement pas, sinon jamais connu d’élections libres, transparentes et démocratiques, à 74 ans, Lansana Conté souffrant de maladies, pris en otage par son entourage où une lutte féroce est désormais engagée pour sa succession, le président guinéen influencé par ses proches s’accroche à un pouvoir, dont la réalité se trouve entre les mains des différents clans.

C’est dans ce contexte politique statique qui dure depuis des années, officiellement depuis l’annonce de la maladie en Décembre 2002 du président Conté, après les convulsions populaires de Janvier-Février 2007, que Lansana Kouyaté arrive à la primature.

Diplomate chevronné, cadre compétent, au carnet d’adresses bien garni, l’ancien Sous-Secrétaire général de l’ONU a réussi à instaurer, en lieu et place d’une gouvernance unilatérale longtemps pratiquée en Guinée, une nouvelle mode de gestion politique axée sur la consultation, l’écoute, le dialogue avec les partenaires sociaux et les forces vives du pays (Syndicats, Partis politiques, Société civile…). dont l’efficacité et les résultats ont très rapidement permis à la Communauté internationale, aux bailleurs de fonds bi et multilatéraux qui ont suspendu toute aide destinée au pays depuis de longues années pour cause de mal gouvernance, de renouer le dialogue et de reprendre l’assistance financière au bénéfice de l’Etat sevré des capitaux indispensables pour le financement du développement national.

Aujourd’hui, depuis l’installation de Lansana Kouyaté à la primature, l’exigeante Communauté internationale qui ne tergiverse pas avec les principes qui fondent sa crédibilité dans sa collaboration avec les Etats a renoué avec la Guinée ainsi d’ailleurs que les investisseurs qui, faute d’assurance, de sécurité et de bonne gouvernance avaient déserté le pays.

L’effet Lansana Kouyaté n’y est-il pas pour quelque chose ? A Conakry et dans le reste du pays, il n’y a pas l’ombre d’un seul doute.

UN GOUVERNEMENT DE MISSION SANS CABINET

Homme d’expériences et de vision, pour l’opinion publique l’ancien Secrétaire exécutif de la CEDEAO, est considéré comme l’homme de la situation. Ce que son prédécesseur, Eugène Camara a d’ailleurs reconnu plus tard.

Mais, fin connaisseur du pays, le bénéficiaire de la confiance populaire sait pertinemment que la tâche n’est pas facile, les pratiques administratives, les habitudes sociales et les mentalités ayant la vie dure en Guinée.

"Je sais que la tâche n’est pas facile. Redoublons d’efforts pour donner une nouvelle chance de progrès à notre pays. Pour relever, ensemble les défis de la paix, de la réconciliation nationale et du changement", a t-il déclaré le mardi 28 Février à sa descente d’avion, en provenance d’Abidjan où, il était le représentant de la Francophonie.

Justement, d’intrigues au sabotage, de coups bas au complot… depuis un an des anciens ministres, hauts cadres, et de nombreux autres encore en fonction dans les départements, craignant leur poste en cas de réformes dans des ministères…, véritable cinquième (5ème) colonne au sein de la haute administration publique piétinent les projets, bafouent le fonctionnement normal des institutions, en somme luttent pour leur maintien dont la garantie passe par le retour de leurs mentors évincés de la gestion des affaires de l’Etat en Février 2007.

Combien de temps dureront ces actions préjudiciables aux intérêts de la Guinée et au succès des accords tripartites dont l’application est exigée par les forces vives du pays ?

A ces agissements irresponsables, faut-il ajouter ceux des proches de Lansana Conté. En effet, dans l’entourage présidentiel tout est fait pour empêcher les nouveaux dirigeants du pays de travailler. Les décrets de restructuration des cabinets ministériels déposés chez le Chef de l’Etat prennent sept (7) mois pour la signature. Et quand ils sont signés, ils sont falsifiés, dénaturés de manière à violer systématiquement les accords tripartites qui attribuent le contrôle du Gouvernement au seul Premier Ministre. Le limogeage de JMJ, cheville ouvrière du Gouvernement de consensus le 3 Janvier, s’inscrit dans la logique déstabilisatrice, guerrière et revancharde de l’axe du mal contre les nouvelles autorités du pays.

Aujourd’hui, les anciens cabinets ministériels profondément impliqués dans la déchéance socio-économique du pays, jusque là non encore remplacés, Lansana Conté étant soumis à la forte pression de son entourage qui trouve dans cette dernière reforme en cours, après la chute des caciques du régime en Janvier-Février 2007, la fin de l’histoire. D’une époque à travers la mort d’un système qu’il a engendré et qui l’a procuré influence, puissance, argent et pouvoir.

Détenteur du pouvoir discrétionnaire même si les accords tripartites confèrent désormais la nomination des hauts cadres de l’administration civile au Chef du Gouvernement, la lenteur du changement des cabinets ministériels ne fait plus de doute quant à l’absence de volonté, de franche et sincère collaboration du Chef de l’Etat pour le succès des accords tripartites, obtenus à la suite d’une grève générale illimitée dont la suspension a permis de sauver le régime chancelant du général président.

Pendant ce temps, les anciens conseillers, directeurs et autres cadres restent encore dans la structure organique de l’administration publique guinéenne. Pour cette raison, la plupart des ministères ont deux cabinets, sinon trois pour certains. Avec un nombre plus important de directions et une pléthore de conseillers. Et, avec le recul, les cadres de certains départements ministériels se sont rendus compte qu’ils peuvent bel et bien chercher à piéger leurs nouveaux patrons, bien entendu en profitant de leurs positions stratégiques.

Pour ce faire, il faut commencer par violer les secrets administratifs. Les moindres courriers entre les ministres se retrouvent aussitôt dans les colonnes des journaux, si ce n’est pas dans la rue. Les velléités "claniques" de certains ont refait surface. Ils ventilent, comme ils le peuvent les décisions importantes du gouvernement, tout comme les secrets de la délibération des conseils de ministres...

En guise d’illustration, récemment, ce sont les ministres de la fonction publique et des mines qui en ont été victimes. Le premier a retrouvé, cette semaine dans un journal de la place, une lettre administrative qu’il a adressée à son homologue de l’agriculture pour lui rappeler de bien tenir compte des attributions de son département, qui voudraient que toute reforme structurelle en interne comme en externe lui soit notifiée. Alors que le deuxième s’est vu adresser une lettre ouverte par certains éléments de son cabinet, pendant qu’il séjourne à l’étranger dans le cadre d’une mission d’état.

C’est dans ce contexte difficile, défavorable, déplorable…, empreint de sabotage, de volonté réelle et manifeste de nuire au changement et au Gouvernement de mission, que se démènent avec courage, patriotisme, abnégation, inébranlable détermination… Lansana Kouyaté et son équipe, pour sortir enfin ce magnifique et beau pays qu’est la Guinée, aux ressources naturelles, du sol et du sous-sol abondamment riches, considéré comme l’un des plus riches d’Afrique et du monde, prédestiné à la prospérité, des ornières de la misère et de la pauvreté.

LES GRANDS CHANTIERS DE LANSANA KOUYATE

"En Guinée, tout est prioritaire", déclare le Chef du Gouvernement.

Caisses du trésor public vides, 3 milliards de dollars de dette extérieure soit 90% du PIB, taux d’inflation estimé à plus de 40%, monnaie dévaluée, pouvoir d’achat calamiteux, économie effondrée, corruption érigée en mode de gestion et de gouvernement, autorités de l’Etat bafouées, course effrénée des cadres à l’enrichissement illicite, chômage…, le crash social qui a conduit à la grève générale illimitée de Janvier 2007 était inévitable. En effet, tous les ingrédients caractéristiques de la chute d’un Etat à l’abandon, étaient réunis. De l’analyse qui précède plus haut, le spectre d’une nouvelle grève et des manifestations populaires n’est pas à écarter, sous réserve que le Chef de l’Etat adhère au rapport final du comité de veille qui devrait reprendre globalement les prérogatives du chef du gouvernement contenues dans les accords du 27 Janvier 2007, consacrant le partage du pouvoir entre Lansana Conté et Lansana Kouyaté.

Malgré les obstacles rencontrés, les animosités connues, les oppositions farouches manifestées…, ajoutés à l’immensité du travail à accomplir, du retard à rattraper, de l’œuvre de redressement socio-économique à réaliser au bénéfice du pays, à défaut de la baguette magique, les efforts herculéens mobilisés par le Chef du gouvernement pour faire face à la forte demande sociale et pour observer les exigences des recommandations des accords tripartites, ont conduit à l’apaisement du climat social, à l’instauration de la concertation et du dialogue comme nouvelle mode de gestion politique.

Suppression des exonérations, reformes de la banque centrale, révision des conventions minières, maîtrise de l’hyper-inflation (40%) ramenée aujourd’hui à 12%, aides financières bi et multilatérales, afflux des investisseurs étrangers, obtention d’un nouveau Programme triennal avec le FMI, réduction de l’ardoise de la dette avec l’annulation de 180 millions de dollars sur un total de 300 millions de dollars des créanciers du club de Paris ; levée d’un fonds de 90 millions de dollars au forum de Paris organisé sous l’égide de l’Union européenne et de la banque mondiale en Juillet 2007…, soutenu dans ses efforts de redressement du pays par la Communauté internationale, Lansana Kouyaté bénéficie de la confiance des partenaires étrangers encouragés par le changement intervenu en faveur de son arrivée à la primature.

"Reconnaissant les changements profonds survenus à tous les niveaux de la société guinéenne, nous les partenaires affirment unanimement notre soutien aux efforts du gouvernement et nous engageons à agir de manière collective et coordonnée, sur la base des actions entreprises par le Gouvernement pour stabiliser la situation macroéconomique et rompre avec les pratiques antérieures de mauvaise gouvernance et de corruption". Cette déclaration a été faite par les partenaires de la Guinée : 25 pays sous les auspices de la Banque mondiale et de l’Union Européenne. C’était à Paris, du 24 au 25 juillet 2007.

"Aucune œuvre humaine n’est parfaite", dit-on.

Certes, il reste encore du chemin à faire. Les nombreux défis, plutôt les retards accumulés au cours des cinquante (50) ans obligent. Ainsi donc, au regard de l’étendue et de la masse d’œuvres à accomplir, malgré tous les obstacles dressés sur son chemin, il n’est ni exagéré, encore moins flatteur de remarquer que Lansana Kouyaté a obtenu un bon résultat. Il s’en sort bien. Pour un pays en panne, aux indicateurs macro-économiques au rouge, sous "embargo" des institutions financières internationales pour cause de mal gouvernance, livré à la corruption généralisée et à l’impunité, réduit à la planche à billets pour financer le fonctionnement de l’Etat et de ses institutions, boudé par les investisseurs étrangers, absent dans le concert sous-régional, africain et mondial des nations…, il serait maladroit si ce n’est la mauvaise foi, de refuser de reconnaître l’évidente et palpable édification nationale engagée par le Chef du gouvernement guinéen.

L’action politique comme toute action humaine mène aux résultats à court, moyen et long termes. De ce point de vue, l’an 1 de la gouvernance de Lansana Kouyaté a permis d’amorcer un nouvel élan porteur d’espérance et de renouveau dans le pays. S’il est incontestablement établi qu’un an ne suffit pas à rattraper cinq (5) décennies de retards accusés dans tous les domaines de la vie nationale, il y a lieu de se réjouir de la création de 16000 emplois mis à la disposition des jeunes diplômés, des mutations positives dans la télécommunication avec la gratuité de la puce téléphonique alors qu’elle coûtait dans un passé récent la bagatelle d’un (1) million de fg, le désenclavement de l’ensemble du territoire national par la couverture GSM dans toute la Guinée, la résolution progressive du lancinant problème d’électricité, le retour progressif de l’eau dans les robinets, le démarrage des travaux d’infrastructures routières à Conakry ainsi qu’à l’intérieur du pays. L’épineuse équation des transports n’est pas en reste. Les cent (100) bus dont la livraison ne tient plus qu’à un laps de temps pour des raisons évoquées dans un article précédent publié sur GUINEE24. Il ressort que la mission effectuée par M. Mamoudou Diallo, Directeur Général du Bureau d’Etudes et de Planification en Inde a permis de s’assurer que le processus d’acquisition des cents bus se déroule normalement, même si les délais initialement prévus ont été largement dépassés. Ce dérapage est essentiellement imputable aux procédures administratives notamment celles qui régissent les relations entre la BIDC et EXIMBANK, avons nous écrit.

L’agriculture, la santé, l’éducation, la sécurité… ne sont pas en reste. La reprise de la SALGUIDIA (Usine de jus de fruit) et des hôtels en ruine de Conakry par la Libye avec à la clé des centaines d’emplois, le financement par l’Espagne de la culture en Guinée du Jatropha Curcas, une plante nécessaire pour la fourniture du biocarburant sur 100.000 hectares pour un coût de plus de 150 millions d’euros, assorti de la création des milliers d’emplois. Dans le cadre de la sécurité publique, même si d’énormes efforts restent encore à fournir, les arrestations des coupeurs de route, des grands bandits, des criminels endurcis et le démantèlement des réseaux de malfaiteurs… contribuent peu à peu à ramener la quiétude dans la cité. La gratuité de la prise en charge des malades porteurs du VIH/SIDA, la gratuité de la césarienne, la création de la commission électorale nationale indépendante (CENI), la consultation périodique pouvoir-opposition, l’avancée notable de l’organisation d’élections libres et transparentes, l’imminente publication des scandaleux et accablants rapports d’audits, l’existence d’une commission d’enquête sur les massacres de janvier-février 2007… méritent d’être signalés.

A ce stade, si les efforts de Lansana Kouyaté et de son Gouvernement sont à reconnaître et à saluer, ils ont surtout besoin d’être encouragés et soutenus. C’est en ce sens que la franche et sincère collaboration de Lansana Conté est utile. C’est en ce sens, dans l’intérêt exclusif de la Guinée que la reconversion des forces maléfiques en forces bienfaitrices, est attendue. C’est pourquoi également les forces vives du pays (syndicats, société civile, comité de veille, jeunesse guinéenne, institutions républicaines, partis politiques…) se doivent d’intensifier leur appui au Gouvernement de mission car, c’est de cette manière, de cette efficace manière seulement que l’avènement de la Guinée démocratique est possible. C’est un pari qui peut se gagner, si la volonté commune, l’unité d’action et l’amour de la Nation guinéenne l’emportent sur les querelles de chapelle, les ambitions personnelles, les orgueils individuels…

"Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir", écrit Ernest Renan.

GUINEE24

Campagne de dénigrement: Les idioties de Tibou "Kamara"!

Tibou "Kamara" ne s’est jamais remis de l’annulation du décret présidentiel du 4 Avril 2006 le nommant Ministre de l’Information.

En effet, d’après les informations que nous détenons, dès la publication de ce faux décret, Tibou Kamara, en bref séjour en Gambie ne s’est pas gêné d’arroser cet événement dans les coins les plus obscurs des homosexuels, dans la ville de Sere kounda, à quelques kilomètres de Banjul. Très bientôt nous reviendrons sur ses liaisons dangereuses et ses relations intimes avec certains barons qui ont pillé les richesses de la Guinée (suivez mon regard).

Comment expliquer qu’un homme aussi bas, frivole, extravagant, arriviste… peut-il jouer dans la cour des grands jusqu’à ce qu’il se voit propulser comme Ministre de l’Information ?

C’est justement ces genres de pratique que PMD a toujours combattue avec force et conviction, au risque de mettre en danger sa vie et celle de sa famille.

La feuille de route des forces vives de la Nation est très claire : "Nous voulons le changement. Nous ne voulons plus le choix des Guinéens qui ont pillé la Guinée".

Nous défions quiconque de donner un seul exemple de l’appartenance de PMD dans une équipe gouvernementale qui a ruiné le pays.

Il n’est un secret pour personne qu’il a toujours combattu l’ancien système plus que tout autre de la Presse écrite et électronique.

Aujourd’hui, la promotion bien méritée de ce symbole vivant du renouveau journalistique en Guinée, patriote convaincu et défenseur infatigable de la cause populaire devrait faire la fierté de tout Guinéen plein de bon sens.

De ce point de vue, rien ne justifie les attaques personnelles de Tibou Kamara.

Est-il atteint d’amnésie ? Rafraîchissons lui la mémoire :

Sur quelle base il a lui même été choisi par Cellou Dalein Diallo comme Ministre de l’Information ? Tibou Kamara était-il fonctionnaire de l’Etat guinéen ? La réponse est non.

Selon lui, excepté lui même, aucun Guinéen ne doit être choisi pour occuper un poste administratif s’il n’a pas encore été fonctionnaire dans le pays. Quel mépris !

Jean Claude Diallo de Francfort, Dr Bana Sidibé, Kiridi Bangoura, Sidya Touré, Maître Abdoul Kabèlè Camara, Dr Ousmane Doré, Tibou Kamara lui-même, que sais-je encore, étaient-ils des fonctionnaires de l’Etat guinéen avant leur nomination ?

Tibou Kamara vient de nous montrer à travers son "raisonnement", que pour un citoyen guinéen, qu’il faut soutenir Lansana Conté pour être nommé à un poste. Ce qui signifie qu’il faut avoir la carte de membre du PUP contrairement aux textes de la Constitution pour accéder à un poste.

"Celui qui a le plus souffert des attaques gratuites et excessives de Paul Moussa, c'est le général Lansana Conté dont il vient d'intégrer par effraction l'une des missions diplomatiques. Peut-on servir un homme qu'on a passé tout son temps à traîner dans la boue ? Quel sens de l'éthique et de la dignité tout court", écrit Tibou Kamara, parlant du Fondateur de Guinee24.

Nous pensions que ces idées étaient déjà révolues. Tibou vient de nous montrer le contraire. Dans quel monde vit-il où la personne nommée doit servir le Chef de l’Etat plutôt que son peuple ?

Nous ne pensions pas que Maître Abdoulaye Wade servait le Président Abdou Diouf, lorsqu’il fut ministre de ce dernier, nous ne pensions pas non plus que Bernard Kouchner fait les éloges de Nicolas Sarkozy, au lieu de servir les intérêts de la population française.

PMD, pour travailler comme deuxième Secrétaire d’Ambassade aura t-il pour mission de faire des louanges du Président Conté ou alors de servir le peuple de Guinée ?

A propos, nous invitons les proches, les amis de Tibou Kamara à lui clarifier cette confusion qui ronge son esprit car, il n’arrive pas à dissocier: Soutenir un Président de la République et servir une Nation.

Préparez-vous les fondateurs, gestionnaires, animateurs, journalistes de la presse écrite et électronique pour être la cible des gens haineux comme Tibou Kamara.

Souleymane Diallo du Lynx, Abdoulaye Condé de la Nouvelle Tribune, Sanou Kerfalla Cissé du Diplomate, Boubacar Caba Bah de boubah.com, Amadou M’boné Diallo de aminata.com ; Kaba Bachir de kabanews, Ibrahima Diawara de guineeconakry.info, Capi Camara de Kibarou, Ben Daouda Touré, Dr Mamadou Diallo, Barry Diangolo…, tous ont formulé des critiques sévères, mais objectives à l’encontre de Lansana Conté. Est-ce une raison pour les mettre à l’écart de la gestion du pays jusqu’à les conduire devant un peloton d’exécution ? Sommes-nous tous devenus des hommes à abattre à cause de nos opinions ?

Tibou Kamara, la liberté d’expression est un droit fondamental reconnu par tout état civilisé, démocratique et moderne. Ce qui n’est pas à confondre, bien entendu avec les diffamations qui pullulent dans ton torchon de journal. Les papiers toilettes que tu prends pour une presse.

Pourquoi un tel dénigrement contre PMD ?

L’Ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de Guinée à Londres Lansana Gaucher Camara, Tibou Kamara, comme beaucoup d’autres sont-ils plus intelligents, plus brillants, plus compétents, plus expérimentés… que PMD ? Cherchez l’erreur.

Tibou n’a jamais critiqué la nomination de Gaucher et de tant d’autres car, une telle nomination est exactement à l’image du système médiocre dans lequel il a toujours été l’un des acteurs.

Quoi qu’il advienne, contre vents et marrées, le Gouvernement de Consensus de Lansana Kouyaté accomplira sa mission, confiée par le peuple de Guinée, malgré le harcèlement quotidien sur fond de désinformation, de calomnie, de délation injustifiées et ridicules, faute de preuves, passibles de poursuite judiciaire, dont le Chef du Gouvernement guinéen, ses Ministres, les syndicats… font l’objet.

Peut-être, ce que l’opinion publique ne sait pas, le malheur de Tibou Kamara est que ce journaleux n’a plus ses entrées au Gouvernement, la bande de voyous, de voleurs au col blanc et de pilleurs de l’économie nationale à laquelle il appartenait a été totalement démantelée suite aux manifestations populaires organisées dans tout le pays en début d’année.

Tibou Kamara, le diabolique, qui n’a jamais combattu pour le changement en Guinée, mène sa propre guerre, celle de ses maîtres pour le retour de ses acolytes au pouvoir. Le ridicule ne tue pas.

Errare humanum, sed perseverare diabolicum.

Almamy Kalla Conté, Directeur de la rédaction de guinee24.com

E-mail : moriahconte@yahoo.fr

Tél: 00224-64-26-13-70